Pensionnaire de la première génération du Pôle Avenir de l’AS Meudon dont il était un joueur de longue date, Idris El Mizounia a signé il y a quelques semaines son premier contrat professionnel avec le club anglais d’Ipswich Town.

• Comment a commencé votre aventure à Meudon ?
Je suis arrivé à Meudon lorsque j’avais 4 ans. J’ai très vite joué au foot dans le club de la ville, jusqu’aux U14. Et j’y suis revenu, après une petite parenthèse, avec les U17. Tout s’est toujours bien passé pour moi dans ce club, qui est très familial et très formateur.

• Vous avez été un des premiers à intégrer le Pôle Avenir.
Oui, lors des années U16-U17. Je me souviens surtout… des devoirs d’école ! (Rires). Du coup, on devait vraiment les faire ! C’était une aide précieuse car faire ses devoirs seul à la maison n’est pas évident. Cela aide beaucoup les parents. Côté foot, le travail était surtout technique. J’ai beaucoup progressé dans ce domaine.

• Le Pôle a été un tremplin… vers Ipswich. Une transition difficile ?
Non pas du tout. J’y étais en fait déjà allé pendant l’été précédent pour un test, et donc, au moment de les rejoindre par la suite, c’était finalement assez naturel. Je connaissais déjà les gens du club. J’ai patienté un an avant d’y aller, car il fallait avoir 16 ans pour signer un contrat. Le plus dur a été la barrière de la langue au début. On doit redoubler d’effort pour comprendre mais après 3 mois, je commençais à comprendre et à avoir des discussions.

• Comment s’est passé, depuis, votre évolution en Angleterre ?
Il y a eu des périodes de blessure mais je suis toujours revenu plus fort. Des U18, je suis passé à remplaçant dans la réserve d’Ipswich, puis j’ai commencé à jouer 15 à 20 minutes et à m’imposer. La deuxième année, j’étais encore meilleur et l’été dernier, j’ai joué avec les 23, j’ai fait tous les matchs avec la réserve pour finalement signer mon premier contrat pro. C’est vraiment super.

• Le Pôle Avenir a donc été très important.
Bien sûr. La France et l’Angleterre ont de nombreuses différences de culture et de mentalité. En France, un entraîneur crie plus, met plus la pression car on joue souvent la montée ou la descente. Il y a plus d’enjeux et quand on perd, ça chauffe dans le vestiaire. Le coach Gaël Diarra ne m’a rien passé mais jouer avec la pression a été essentiel dans ma formation. Je suis fort dans ma tête grâce à cela. En Angleterre, les entraînements se font plus dans le calme.

• Quels sont vos objectifs désormais ?
Évoluer bientôt en équipe première professionnelle. C’est-à-dire en Championship, la deuxième division anglaise. Et ensuite, la Premier League !