Licencié à l’AS Meudon depuis juin 2018, sélectionné pour faire partie du Pôle Avenir, Louis Akrich (14 ans) a très vite été repéré par le club de Ligue 2 de Troyes, qui lui a fait signer un contrat en centre de formation. Il est le 3e stagiaire du Pôle Avenir à ainsi rejoindre un club professionnel. Originaire de Châtillon, Louis sera désormais Troyen dès la rentrée prochaine, et ce pour une durée de 4 ans englobant sa dernière année de collège puis son cursus au Lycée.

 

Louis Akrich : « Un rêve, mais ce n’est qu’un début »

Qu’avez-vous ressenti en signant avec l’ESTAC ?
Cela fait vraiment plaisir. Je ne m’attendais pas à cela car je ne suis à Meudon que depuis 4 mois. Mais le coach Gaël (Diarra) m’a donné l’opportunité de m’exprimer et aujourd’hui je suis récompensé de mes efforts. Je suis fier de ce que j’ai accompli. C’est un rêve mais ce n’est qu’un début.

Comment en êtes-vous arrivé là ?
J’ai commencé en club à mes 8 ans. J’ai joué à Châtillon et rêvait d’aller le plus haut possible. Déjà d’intégrer Meudon, ensuite d’être choisi dans le Pôle Avenir et maintenant de rejoindre le centre de formation d’un club comme Troyes… Je ne veux plus que cela s’arrête.

Quelle est votre idole ?
J’adore un joueur comme Jordi Alba. Surtout son état d’esprit guerrier et son envie de gagner. Même si je ne joue pas du tout à son poste !

Parlez-nous de votre style de jeu ?
Je suis gaucher et je joue attaquant gauche. Mais en ce moment, je suis plus dans un rôle de soutien à l’attaquant, en numéro 10. Je me balade un peu partout pour servir les attaquants le mieux possible. Tout en marquant des buts. Lors des deux derniers matches, contre Sarcelles et le PSG, j’ai marqué à chaque fois.

 

David Saintives, responsable du recrutement de l’ESTAC (Troyes) : « On accompagne Louis pour au moins 4 ans, jusqu’au bac »

Qu’avez-vous décelé de particulier chez Louis ?
On l’a vu plusieurs fois sur le terrain. Il a énormément de qualités, notamment techniques et d’accélération. C’est un gaucher, ce qui ne gâche rien. En plus, il occupe un poste que nous recherchons particulièrement. De même, sa scolarité se passe bien, ses résultats sont bons. Et enfin, il a un entourage très sain. Il avait donc tout pour nous plaire.

Quel est le programme autour de Louis dans le futur ?
Signer un jeune joueur est une vraie responsabilité. On s’engage dans la durée, sur 4 ans, notamment pour accompagner sa scolarité. Il lui restera une année de collège à finir avec nous, et ensuite il fera tout son lycée parmi nous. L’ESTAC, c’est 95% de réussite au bac chaque année. On est fier de cela, et il est donc inenvisageable de lâcher un jeune en plein milieu de sa scolarité.

Comment évoluent vos relations avec l’AS Meudon ?
Cela fait 3 ans que l’on se connait. J’ai rencontré Gaël Diarra et tous les gens du club. Nos relations sont de plus en plus étroites et chaque année on arrive à faire signer un joueur de Meudon. Louis est le 3e, ce qui prouve que le partenariat marche très bien. L’ESTAC est très attaché à la qualité des hommes et, à Meudon, on a rencontré des hommes passionnés, sérieux, droits. Ce club draine beaucoup de monde et ce concept du Pôle Avenir va dans le sens de notre politique et de nos valeurs, aussi sur la question de la scolarité.

La formation est-elle toujours aussi importante ?
Plus que jamais. Elle a toujours fait partie de notre ADN. Trouver des jeunes est la meilleure façon de faire progresser le club. On a déjà beaucoup de jeunes mais il faut sans cesse en dénicher d’autres pour compléter nos effectifs. Le tout autour de profils qui nous correspondent.

 

Gaël Diarra, entraîneur au Pôle Avenir AS Meudon : « Notre travail paie »

Comment tout a-t-il commencé avec Louis ?
Louis est arrivé à la rentrée dernière, en septembre. Il a suivi le parcours classique que nous mettons en œuvre. Tout d’abord, en avril dernier, nous avions organisé des stages de détection. Louis était immédiatement au-dessus des objectifs. On a discuté avec ses parents, et il est revenu faire des nouveaux tests en juin. Il y a confirmé son potentiel. On a bien accroché avec lui. Il a accepté de nous rejoindre, a pris sa licence et a commencé à jouer immédiatement en équipe 1 chez les U15.

Comment décrieriez-vous ce jeune joueur ?
Les gauchers sont assez rares dans le foot. Techniquement, il est très à l’aise, il répète les efforts et il est généreux dans tout ce qu’il fait. Il est en plus poli, à l’aise, rigoureux, avec des valeurs. Il a envie d’apprendre. Tout de suite, je savais qu’il serait sélectionné dans le Pôle et qu’il pourrait vite attirer l’attention d’un centre de formation.

C’est à nouveau une belle récompense pour le Pôle Avenir.
Louis est le 3e stagiaire en 3 ans qui signe avec un centre de formation. On a mis en place un beau projet et le travail paie régulièrement. On a des contacts avec des clubs pros qui se concrétisent par des signatures. Le club de Meudon est déjà très coté et le Pôle Avenir, en plus, est un accélérateur de réussite. Les joueurs qui sont promus dans le Pôle trouvent des débouchés au bout d’un an, là où normalement il faut plus de temps. Surtout que la dimension scolaire entre en ligne de compte. Un joueur doit être bon sur le terrain et avoir des résultats qui suivent en cours.

 

Xavier Rodriguez, Président du Pôle Avenir : « Un moment de partage »

« Il était important pour nous que les stagiaires du Pôle Avenir partagent ce moment ensemble. Certes cela récompense les efforts et le travail de Louis, mais c’est aussi un acte d’encouragement pour ses camarades et une formidable opportunité de promouvoir notre projet. Les jeunes stagiaires peuvent toucher du doigt leur rêve, voir que c’est à leur portée. Je conseille par ailleurs de nombreuses sociétés et entreprises, et je vois sans cesse des managers, des salariés, des collaborateurs qui n’exploitent pas leur talent parce qu’ils ont des croyances limitantes. Il y a beaucoup de talents cachés. Pour en revenir au foot, grâce au Pôle, nous aidons les enfants à dépasser ces croyances et nous leur montrons que beaucoup de choses sont possibles à condition d’y croire et de s’en donner les moyens. Merci à nos partenaires, à Triple A, de nous aider dans ce sens grâce à leur expérience du haut niveau. Merci aussi à l’ESTAC de partager leur professionnalisme.