Au moment où le Pôle Avenir voit sa première génération de jeunes laissée la place à une autre, quel bilan général tirez-vous ?

« Côté sportif tout d’abord, le plus grand motif de satisfaction est de constater que les jeunes passés par Pôle Avenir continuent leur progression. Ils avaient 13, 14 ou 15 ans quand ils ont intégré notre structure, aujourd’hui, ils arrivent à un âge de « bascule ». Plusieurs stagiaires ont signé dans des centres de formation, et dernièrement notre premier contrat professionnel a été officialisé. Idris El Mizouni vient tout juste de signer son premier contrat pro à Ipswich Town, en Championship anglais (D2). Notre première génération est ainsi consacrée.

Le second bilan concerne le comportement scolaire. Nous sommes ravis de constater un attachement croissant aux devoirs, une participation active des enfants qui s’impliquent de plus en plus. Ils posent des questions, prennent le temps d’étudier. D’eux-mêmes, ils se proposent d’arbitrer des plus jeunes le week-end. Au-delà de l’aspect sportif, une de plus grandes satisfactions est de voir que les stagiaires adhèrent à nos valeurs et qu’ils commencent à les porter à leur tour. »

Quelles sont les nouveautés de cette quatrième saison ?

« C’est la saison du renouveau. Tout d’abord, nous sommes soutenus par de nouveaux partenaires, comme la société de management sportif Aces Athletes Associates (Triple A). Nous bénéficierons ainsi de l’expérience et de la compétence de spécialistes chevronnés et de personnalités prestigieuses comme Olivier Panis, ancien pilote de formule 1 et vainqueur du grand prix de Monaco 1996. Ils croient en nous et c’est une vraie fierté ainsi qu’une chance extraordinaire pour nos jeunes. Triple A va s’impliquer dans divers domaines, comme la communication, le media training, la diversification du Pôle…

Pôle Avenir s’inscrit clairement dans la durée, avec un vrai programme de développement au travers du Plan de Performance Fédéral (PPF). La volonté de l’AS Meudon est de mettre le Pôle au cœur de la haute performance.

Il y a aussi, cette année, un rajeunissement de l’effectif. L’intégration de catégories un peu plus jeunes traduit encore une fois cette inscription dans la durée.

Enfin, nous renforçons notre ambition de développer des partenariats forts avec des clubs professionnels, d’intensifier les échanges, de mieux comprendre de quoi ils ont besoin pour le plus tôt possible préparer nos jeunes aux exigences des centres de formation. Nous sommes d’ailleurs toujours liés à l’ESTAC de Troyes et avec l’union sportive d’Orléans. Nos échanges sont de plus en plus fréquents et réguliers.

Je tiens d’ailleurs à remercier le club du Montpellier Hérault. Il a été le premier à nous faire confiance, et en trois ans, nous avons énormément appris d’eux. Aujourd’hui, nous allons nous recentrer géographiquement. L’éloignement géographique n’est pas évident mais nous gardons d’excellentes relations avec Montpellier et ses équipes. Je tiens d’ailleurs à remercier chaleureusement Henri Stambouli, Robert Nouzaret et Bruno Martini qui ont toujours été des interlocuteurs précieux et généreux. »

Sur quoi Pôle Avenir réfléchit-il désormais ?

« Maintenant que notre projet et nos valeurs sont confortés par le lancement de cette nouvelle génération de stagiaires et par l’arrivée de nouveaux partenaires, nous allons aussi nous pencher sur le développement du football féminin, pour ainsi compléter nos effectifs. C’est clairement l’avenir, et donc une nouvelle priorité pour le Pôle. »

Propos recueillis par Thibault Larue, directeur de la communication de Triple A

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